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Inflation et salaires au-dessous du SMIC : de quoi parle-t-on ?

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“Avec l’inflation, le SMIC augmente.” On l’entend partout. Mais si le SMIC augmente, vos salaires à vous qui gagnez à peine plus, vont-ils passer au-dessous du SMIC ? Et c’est légal ça, être payé en-dessous d’un salaire minimum ? On n’y comprenait rien alors on a demandé à Boris Plazzi, secrétaire confédéral CGT en charge de la question des salaires.

(Un article de Guillaume Bernard publié sur média en ligne Rapports de force)

Depuis 2021, les salariés français sont confrontés à une inflation galopante. Le SMIC (Salaire minimum de croissance), indexé sur celle-ci, a ainsi augmenté 4 fois entre 2021 et 2022. Le 1er mai 2022, après une nouvelle augmentation de 2,6 %, le SMIC mensuel brut est désormais de 1 645,58 € brut par mois,  soit environ 1300 € net. Pourtant les syndicats alertent : “144 branches professionnelles étaient en situation de non-conformité à cette date”. Pour y voir plus clair : entretien avec Boris Plazzi, secrétaire confédéral CGT en charge de la question des salaires.

Comment expliquer cette “non-conformité” des branches professionnelles, c’est-à-dire le fait que dans certaines branches professionnelles, les premiers échelons des grilles salariales commencent en dessous du SMIC ?

Cela s’explique par un mécanisme simple : la hausse du SMIC est automatique et immédiate or les négociations dans les branches professionnelles arrivent plusieurs semaines voire plusieurs mois après. Or ce sont elles qui permettent de rehausser le montant des salaires dans les différents échelons d’une branche professionnelle et donc de leur faire rattraper le SMIC. En attendant on est en “non conformité”. Comme en ce moment l’inflation est très forte et que le SMIC augmente régulièrement, on se trouve confronté à ce phénomène très souvent.

Cela veut-il dire qu’en attendant ce rattrapage, des salariés vont être payés en dessous-du SMIC, ce qui est illégal ?

Légalement non, en France personne ne peut être payé en dessous du SMIC. Les entreprises utilisent des “primes différentielles” pour combler l’écart, c’est un peu du bricolage en attendant les négociations de branche. Mais même si les gens qui sont payés au salaire minimum voient leurs revenus légèrement augmenter, le problème c’est que les salaires de ceux qui sont en peu au-dessus du SMIC n’augmentent pas, ou pas dans les mêmes proportions.

C’est ce que vous nommez le “tassement des salaires”, pouvez-vous expliquer cette expression ?

Imaginez que le SMIC augmente de 2% – je prends un chiffre au hasard – le salaire du premier échelon, dans une convention collective où les gens commencent au SMIC, augmente donc de 2%, c’est une obligation légale. Mais si les négociations de branche qui suivent cette hausse ne tablent que sur 1% d’augmentation, alors les salaires de la branche qui sont au-dessus du SMIC augmenteront moins vite que ce dernier. Il est même probable que, dans certaines branches, les échelons 1, 2, voire 3 ou plus restent en dessous-du SMIC et donc soient payé au niveau de celui-ci. Ainsi, pour les salariés la perspective de décoller du revenu minimum s’éloigne, même après plusieurs années de boîte. C’est cela qu’on appelle le tassement des salaires.

Pour l’éviter, la CGT propose que l’augmentation de l’ensemble des salaires d’une même branche suive au minimum celle du le SMIC, de manière à toujours garder de vrais écarts entre les différents échelons d’une même convention collective. On parle alors de la mise en place d’une “échelle mobile des salaires”. Si on ne fait pas ça, l’évolution de carrière n’est plus valorisée.

La suite de l’interview sur le site du média en ligne Rapports de force

 

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8 novembre 2022

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